Afin de gérer l'installation, la désinstallation et la mise à jour des logiciels, les distributions utilisent un système de gestion des programmes installés. Ce système est appelé gestionnaire de paquets. Quelques formats de paquets existent et permettent de classifier les différentes distributions Linux :
DEB : Debian, Ubuntu
EBuild : Gentoo
RPM : Fedora, Mandriva Linux, Novell Linux, Red Hat Enterprise Linux
TGZ : Slackware
Dans le cadre de ce document, nous examinerons uniquement le gestionnaire de paquets RPM (Red Hat Package Manager). Ce dernier a été inventé en 1995 par Red Hat pour sa distribution et a par la suite été adopté par d'autres distributions. Ce gestionnaire s'utilise en ligne de commande afin d'installer, de désinstaller, de vérifier, d'interroger et de mettre à jour des paquets de logiciels.
![]() | L'installation, la désinstallation et la mise à jour des paquets sont des opérations qui requièrent l'utilisation du compte root. Ces opérations modifient sensiblement la machine sur laquelle elles sont effectuées et doivent être effectuées avec soin. |
Le Tableau 2-1 présente les différentes façon dont la commande rpm peut être appelée.
Tableau 2-1. Utilisation du gestionnaire RPM
| Opération | Commande |
|---|---|
| Installation et mise à jour | rpm -Uvh paquet-%version-%release.%arch.rpm |
| Désinstallation | rpm -e paquet |
| Vérification signature numérique | rpm -Kv paquet-%version-%release.%arch.rpm |
| Vérification détaillée | rpm -qip paquet-%version-%release.%arch.rpm |
| Interrogation paquets déjà installés | rpm -qia paquet |
Certains paquets requièrent l'installation préalable d'autres paquets afin de fonctionner correctement. Le gestionnaire de paquets RPM empêchera l'installation d'un paquet si ses dépendances ne sont pas satisfaites. Par ailleurs, ce même gestionnaire refusera de supprimer un paquet si ce dernier est requis par un autre paquet installé.
Par exemple, le paquet initscripts est requis par plusieurs autres paquets dont portmap et openssh. Par conséquent, si l'on tente de le supprimer, on obtiendra un message d'erreur.
La résolution des dépendances lors de l'installation d'un nouveau paquet peut rapidement devenir complexe. Les utilitaires Up2date (disponible uniquement pour RHEL) et YUM (Yellow dog Updater, Modified) permettent de résoudre ce problème. YUM offre d'autres fonctionnalités intéressantes telles que la gestion des répertoires de fichiers RPM, la gestion des signatures numériques et la mise à jour unifiée du système.
Une fois installé, la configuration de YUM se fait à l'aide du fichier /etc/yum.conf.
[root@localhost root]# cat /etc/yum.conf [main] cachedir=/var/cache/yum debuglevel=2 logfile=/var/log/yum.log distroverpkg=redhat-release tolerant=1 exactarch=1 obsoletes=1 installonlypkgs=kernel kernel-smp kernel-hugemem |
Les fichiers de configuration des répertoires RPM sont placés dans /etc/yum.repos.d/. Par exemple, le paquet pour l'utilitaire PHP version 5 n'est pas officiellement supporté par Red Hat Enterprise Linux 4 (RHEL4). Par contre, la distribution CentOS 4, équivalente à RHEL4, offre un répertoire nommé centosplus contenant ce paquet. Pour ajouter ce répertoire, il suffit de créer le fichier /etc/yum.repos.d/centosplus.repo :
[root@localhost root]# cat /etc/yum.conf #additional packages that extend functionality of existing packages [centosplus] name=CentOS-$releasever - Plus baseurl=http://mirror.centos.org/centos/$releasever/centosplus/$basearch/ gpgcheck=1 enabled=0 gpgkey=http://mirror.centos.org/centos/RPM-GPG-KEY-centos4 |
Par la suite, l'installation de PHP version 5 se réalise à l'aide de la commande :
[root@localhost root]# yum --enablerepo=centosplus install php* |
Pour obtenir plus d'information concernant l'utilisation de YUM, référez-vous à la page de manuel correspondante :
[root@localhost root]# man yum |