Les secrets cristallographiques du corail rouge
Une équipe internationale de scientifiques a révélé pour la première fois que les organismes vivants sont organisées pour produire des biominéraux organisés à huit échelles différentes. L’enquête a porté sur le squelette du corail rouge de la Méditerranée. Ce corail, photographié ci-contre par Joaquim Garrabou, a un ordre cristallographique presque parfait à l’échelle nanométrique et pourrait aider au développement de nouveaux matériaux.
“Cette recherche sur le corail rouge met en évidence pour la première que des biominéraux (minéraux synthétisés par des organismes vivants) ont un ordre composé de huit hiérarchies cristallographiques”, explique Joaquim Garrabou, biologiste et co-auteur d’étude de l’Institut des sciences del Mar (CSIC), “de sorte que chaque module est constitué de plus petits et à leur tour, sont des éléments des plus grands.
L’étude, publiée dans la revue American Mineralogist, est dirigée par des chercheurs du Centre interdisciplinaire de Nanoscience de Marseille (France) en collaboration avec le California Institute of Technology (États-Unis). Le travail est axé sur le corail rouge (corallium rubrum), un invertébré des fonds rocheux de la Méditerranée et de l’Atlantique oriental.
Fibres cuirassées : une stratégie biologique pour des recouvrements flexibles et solides
Des chercheurs de l’Institut Max Planck des colloïdes et interfaces et leurs collaborateurs de l’Université de Californie et de l’Université de Chicago croient qu’ils ont mis à jour le fonctionnement du byssus des moules marines, un faisceau de fibres résistant et extensible. Le byssus permet aux moules de se fixer solidement aux côtes rocheuses et de résister au balayage des vagues.

(I) Les moules se fixent aux surfaces dures de la zone marine intertidale à l’aide du byssus. (II) Le byssus est composé de fibres extensibles possédant une cuticule agissant comme une couche de protection dure et rugueuse (microscopie électronique à balayage). La morphologie noueuse du cuticule provient d’inclusions granulaires insérées dans une matrice continue. (III) La concentration des complexes dopa-fer est plus élevée dans les inclusions granulaires que dans la matrice. Cela explique probablement leurs performances mécaniques différentes lors de l’étirement. (Image: Matt Harrington, Max Planck Institute of Colloids and Interfaces)
