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La répartition géographique de la littérature sur la nanoscience et la nanotechnologie

Author Rémi Longtin    Category News, Publications     Tags ,

Un essai dans la revue Small (2011, 7, No. 20, 2836-C2839) discute de l’empreinte grandissante des nanosciences et des nanotechnologies dans le paysage scientifique mondial. Les auteurs ont utilisé les termes de requête tels que nano*, graphene* et polymer* dans Web of Science par Thomson Reuters pour générer des résultats de recherche en provenance de plusieurs journaux importants dans le domaine tels que l’ACS Nano et Nano Letters. Les résultats de recherche ont ensuite été analysés en termes de leur portée, leur répartition géographique et de leur empreinte sur la littérature scientifique. Les principaux points de l’essai sont décrits ci-dessous.

Au fil des ans, le pourcentage de résultats retournés par les termes de recherche a considérablement augmenté passant de 20% en 1991 à 80% en 2010. En outre, le terme nano* n’était pas suffisant pour saisir la pleine activité dans ces domaines et il a tendance à sous-estimer la littérature, surtout celle des années 1990. En termes de catégorie de sujet, l’augmentation dans les études de l’échelle nanométrique a été de plusieurs fois pour le top 5 des catégories Web des sciences, à savoir la physique, la science des matériaux, la chimie (physique), la chimie (multidisciplinaire) et la nanoscience et la nanotechnologie. Cette dernière catégorie a connu la plus forte augmentation passant de 18 à 70% entre 1997 et 2009.

De toute évidence, les nanotechnologies et les nanosciences ont gagné en importance depuis les années 1990, mais ce n’est pas le cas partout dans le monde. La Chine, les États-Unis, le Japon, l’Allemagne et la Corée du Sud sont les 5 premiers pays en terme de résultat de recherche. En 2010, le pourcentages de résultats obtenus en provenance des pays asiatiques en comparaison avec ceux des pays du G7 est étonnant. En effet, la Chine, l’Inde et l’Iran ont fait des études nanométriques une priorité de recherche très élevé avec plus de 10% du nombre total d’enregistrements liés à ces pays. D’autre part, l’Angleterre, les Pays-Bas et le Canada sont au bas de la liste avec 3,66%, 3,65% et 3,48% des résultats en provenance de ces pays, respectivement. La Suisse avec 5,65% des résultats se classe au-dessus de la moyenne des 27 pays de l’Union Européenne (UE-27) à 5,24%. Les auteurs concluent en affirmant que l’augmentation alarmante de la proportion prise dans la littérature par la nanoscience et la nanotechnologie peut se poursuivre, mais que cela peut dépendre de la manière dont la communauté scientifique fournira des applications concrètes passé l’effet de mode.

Bien que très instructif, cet essai ne discute pas les raisons de la divergence entre les pays asiatiques émergents et les pays industrialisés occidentaux. Il n’y a également aucune mention de ce qui est fait en termes de priorisation des nanosciences et des nanotechnologies dans les pays à faible rang. Considérons par exemple le Canada. Même si un Institut national de nanotechnologie a été mis en place et que certaines organisations, telles que NanoQuébec, existent pour soutenir l’innovation en nanotechnologie, la production scientifique du pays est restée limitée de telle façon que le Canada se trouve au bas de la liste. Pourquoi en est-il ainsi? On pourrait argumenter que ceci est le résultat d’éthiques de travail et de priorités gouvernementales différentes d’un pays à un autre.

D’autres diront que cela dépend du secteur principal sur lequel l’économie du pays est basée. Les économies s’appuyant sur le secteur des matières premières primaires (exploitation minière, foresterie et extraction du pétrole) seraient moins intéressés, du moins immédiatement, dans ce que la nanoscience et la nanotechnologie ont à offrir. Inversement, les pays basé sur le secteur manufacturier de l’économie seraient beaucoup plus susceptibles d’investir dans la nanoscience et la nanotechnologie. La poussée continue vers la miniaturisation en électronique est un bon exemple de cela. Dans le cas du Canada, ces questions restent ouvertes à la discussion.

2 Comments to “La répartition géographique de la littérature sur la nanoscience et la nanotechnologie”

  • Naimi Boubekeur jeudi 18 décembre 2014 à 01:11

    I understand the way countries choose their priorities depending on the economy basis. But in case of Canada, the government had built a lot of programs to push toward in all applied research fields including the Nanotechnologies. Many Universities and research center are dedicated… Why Canada is still in bottom list?
    The mean question…

  • Samuel Silke samedi 7 mai 2016 à 22:03

    Great article!
    The field of nanotechnology is extremely varied, involving the creation of nano-size devices and new approaches of molecular self-assembly, as well as development and design of new materials with nanoscale dimensions.
    China is positioning itself to become a world leader in nanotechnology and 2014 is shaping up to be a momentous year.if China is to be successful in moving up the value chain in terms of global manufacturing

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